dimanche, 21 juin 2009

Le protectionnisme ne peut être une réponse à la crise économique !

protect 2.jpgEn économie, le protectionnisme est l’antithèse du libre-échangisme, où comment deux visions radicalement différentes s’affrontent sur un comportement humain ancestral. Le protectionnisme peut se définir comme un ensemble de mesures financières ou non dans le but de limiter les importations d’un pays afin de protéger sa production intérieure face à la concurrence étrangère. A l’inverse, le libre-échange se définit comme une théorie selon laquelle aucuns obstacles de quelques natures que ce soit (financiers, quantités…) ne doivent entraver les échanges entre les pays acheteurs et les pays vendeurs ou inversement.

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De tout temps, l’homme a toujours éprouvé le besoin d’échanger afin de satisfaire ses besoins et d’améliorer son cadre ainsi que son niveau de vie. Bien avant l’apparition de la monnaie, on pratiquait le troque ou l’échange direct selon la valeur des biens échangés. Par la suite l’utilisation de la monnaie se substitua à l’échange direct en apportant une contrepartie à l’échange. L’on peut donc considérer que le fait d’échanger fait partie intégrante de la nature et du comportement humain.

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Plusieurs économistes célèbres ont décris ce mécanisme économique. Parmi eux, Adam Smith avec sa théorie sur les avantages absolus, selon lui un pays a intérêt à importer un bien quand il est dans l’impossibilité de le produire ou si son coût de production est supérieur à celui de l’importation. De ce fait, chaque pays a tendance a adopter des stratégies de spécialisation pour les biens dont il est en mesure de produire avec efficacité et d’importer les autres. David Ricardo a quant à lui complété la théorie de Smith en décrivant la théorie des avantages relatifs. En effet, Ricardo considère qu’aucun pays ne saurait être exclu du commerce mondial. Selon lui, même si un pays est moins efficace qu’un autre en matière de production d’un bien, il gagnera à se spécialiser sur une production où il est efficace. Ainsi, tous les pays selon leurs points forts et leurs points faibles ont intérêt à favorises les échanges entre eux. Par la suite, d’autres économistes ont complété ces théories notamment Bertil Ohlin et Eli F Heckscher en démontrant que les pays étaient dotés inégalement des facteurs de productions (mains d’œuvres abondantes, matières premières, capitaux, technologies…). Ce sont ces inégalités qui expliquent les différences de coût de production selon les pays.

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Par le passé, plusieurs périodes ont vu le protectionnisme s’épanouir avec ses conséquences sur la population du pays en question, l’histoire ci-dessous illustre parfaitement l’erreur qui est faite en pensant que le protectionnisme peut être une réponse à une crise économique.

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Entre 1815 et 1846 le Royaume Uni connu les lois du blé ou « Corn Laws ». Celles-ci encourageaient les exportations et décourageaient les importations de blé lorsque le cour passait sous la barre des 54 shillings le quarter (291 kilogrammes). Ce système permettait de protéger les producteurs britanniques, aristocrate majoritairement, de la concurrences des pays et colonies voisines, principalement l’Irlande. Ces lois furent crées suite à la chute brutale des cours du blé en 1815 après la défaite de Napoléon qui jusque là avait institué un blocus sur le Royaume Uni. Ces producteurs se retrouvèrent donc en situation de oligopole et selon les lois de l’offre et de la demande, le prix du blé augmenta dû à une quantité de blé plus faible à disposition. A cette époque, le pain dont l’ingrédient principal est la farine augmenta également, cette augmentation eue des conséquences désastreuses sur la population et principalement les ouvriers pour qui le pain était une denrée vitale. Ils se retrouvèrent réduits à la misère pour espérer se nourrir. Les exportations furent également touchées car les navires partant la cale pleine de marchandises diverses revenaient à vide ce qui fît augmenter le coût du transport vers les autres pays, le Royaume Uni ne disposait donc plus d’un de ses avantages décrit ci-dessus. Ces entraves eurent pour conséquences une diminution de la production et donc des licenciements ce qui ne faisaient qu’aggraver la misère des ouvriers britanniques. Là où le système était profitable, c’était pour les aristocrates propriétaires terriens qui louaient facilement leurs terres à un loyer élevé du fait d’une demande persistante de blé. Il fût difficile de dénoncer et d’abolir ces mesures car ces mêmes propriétaires terriens étaient très influants au sein du parlement britannique. Suites à différents troubles dans le pays et la famine qui sévissait en Irlande en 1845, les « Corn Laws » furent abolit par le Premier Ministre de l’époque, le Tory Robert Peel. D’ailleurs le célèbre journal économique anglais « The Economist » fût crée à cette époque pour dénoncer ces lois protectionnistes.

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Aujourd’hui le protectionnisme peut prendre différentes formes. Un pays ou un ensemble de pays (union douanière) dispose de différents leviers afin de protéger leurs industries et leurs productions. L’ont peut citer les droits de douanes, les procédures administratives, les normes techniques et les réglementations, les quotas, la limitation des IDE (investissement direct à l’étranger), la manipulation des cours de change, les subventions publiques (Politique Agricole Commune par exemple), l’instauration de préférences nationales dans les achats publiques (Buy American Act). Je ne considère pas le dumping comme une forme de protectionnisme car il est dit précédemment que chaque pays est doté inégalement des facteurs de productions, le coût de production ne peut donc être similaire dans tous les pays, ces même pays doivent donc s’adapter et ce spécialiser dans les domaines dans lesquels ils éxellent.

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Mais la sortie du protectionnisme vers une situation de libre échange quasi totale peut s’avérer difficile. En effet, comment expliquer à l’ouvrier fraîchement licencié pour cause de délocalisation vers un pays a bas coûts de productions que le libre-échange va lui être favorable ? Comment expliquer à l’agriculteur que la suppression de la PAC lui sera favorable ? En réalité, je crois que c’est le système économique et politique qui règne aujourd’hui dans le monde qui pousse à faire du protectionnisme.

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Je pense qu’il y a plus des plans de communications politiques qu’une vraie réflexion économique. L’homme a tout intérêt à favoriser les échanges car c’est pour lui une source indéniable de revenu mais aussi instinctivement une façon de survivre.

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